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En Haïti
Hommage au cinéaste Riquet Michel décédé lors du seisme du 12 janvier 2010
Une cérémonie d’hommage a été organisée le samedi 3 avril dernier dans les locaux du Centre Pétion-Bolivar pour saluer le départ du cinéaste Riquet Michel, décédé lors du séisme du 12 janvier dernier.
A l’initiative de l’Association des cinéastes haïtiens (AHC) et du Centre Pétion-Bolivar (CPB), une cérémonie d’hommage a été organisée, le samedi 3 avril dernier, dans les locaux dudit centre, pour saluer le départ du cinéaste, réalisateur et présentateur, Riquet Michel, décédé lors du séisme du 12 janvier 2010. « Nous sommes ici pour saluer la mémoire de notre ami, dans un pays où les gens meurent deux fois, d’abord de mort naturelle, ensuite dans la mémoire collective. Nous sommes ici pour empêcher qu’il soit lui aussi mort deux fois », a déclaré Arnold Antonin, collaborateur du défunt et maître de cérémonie, en guise d’introduction à cet hommage au réalisateur du long-métrage « Ma femme et le voisin ». Devant un public composé pour la plupart d’amis, de collaborateurs, des membres de la famille de Riquet, dans une atmosphère empreinte de douleur, plusieurs de ses proches collaborateurs ont témoigné de leur vécu au coté de celui que Yashim, son confrère à la radio Minustah, considère « comme un vrai professionnel, un homme plein de talent, avec un sens de créativité hors du commun ». Pour conclure son témoignage, l’Africain en mission en Haïti propose la mise sur pied d’un prix Riquet Michel pour honorer la en mémoire du disparu. Une proposition qu’Arnold Antonin, membre du comité de l’Association haïtienne des cinéastes a bien accueilli et déclare que l’association pensait déjà à une telle initiative. Quand à Rachelle L. Coq, collaboratrice et amie de longue date du défunt, c’est avec les larmes aux yeux qu’elle confia au public : « Qu’il s’agit de quelqu’un qui avait toujours quelque chose à partager avec les gens, il avait toujours un projet, toujours une bonne blague, c’était un homme très jovial ». Pour Edgard Célestin, celui à qui Riquet doit le scénario de « Chapo lakansyèl, « c’était un perfectionniste, quelqu’un qui cherchait toujours à donner le meilleur de lui-même, et c’est ce qu’il me laisse comme héritage, ce désir d’aller plus loin et de donner le meilleur de moi-même. » Un point de vue que partage Arnold Antonin, car dit il, « en analysant ses œuvres, surtout ses différents court métrages, on peut comprendre qu’il n’a pas cessé de progresser. » En effet, le public a eu l’occasion d’apprécier à nouveau, plusieurs séquences de ses réalisations tout au long de la cérémonie, comme « Vyolans sou fanm », « Chapo lakansyèl », et un documentaire réalisé sur les medias en Haïti, dans le cadre de ses travaux pour la Minustah. Et comme pour rendre la cérémonie plus solennelle, Steve Valcourt et des amis musiciens ont apporté leurs touches en interprétant plusieurs compositions choisies pour la circonstance. Ducarmel Lindor, lui qui a travaillé aux côtés de Riquet dans presque toutes ses réalisations n’en dit pas moins. Il nous confia qu’il s’agissait effectivement d’un très grand professionnel. « J’ai pris du plaisir à travailler avec lui, il avait l’amour du travail bien fait ». Karl Lafontant est lui aussi de cet avis, « Riquet avait beaucoup de talent, il était très polyvalent, c’était une valeur sûre, il a été un vrai professionnel ». Était aussi présent à la cérémonie, la veuve de Riquet, madame Jumelle Michel, la mère de ses deux enfants. « Certes je vous ai vu témoigner, mais de grâce, ne me demandez pas de faire autant, car c’est un exercice beaucoup trop difficile pour moi. C’est quelqu’un avec qui j’ai partagé toute ma vie, son départ laisse un vide que rien ne pourra combler ». Une voix qui tremble, les larmes aux yeux, c’est ainsi que celle qui a vécu 11 ans de vie de couple au coté du disparu, et qui avait la lourde tâche de prononcer le propos de la fin, débute son intervention. Jumelle déclare qu’il est parti trop vite, mais reconnait que Riquet a bien vécu, « en vous écoutant témoigner, je peux conclure qu’il a bien vécu, il a bien accompli sa mission. Certes il est parti, mais étant chrétienne, j’ai l’assurance que je le verrai encoe" Lundi 19 Avril 2010
Clarens Renois
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